Lors d’une séance d’hypnose, le sujet est dans une transe tournée vers « l’intérieur », son monde mental, aidé en celà par l’hypnotiseur qui va agir un peu comme le ferait un metteur en scène, planter un décor relativement neutre et laisser le sujet évoluer souvent assez librement dans ce décor ou cette structure.
L’hypnotiseur va lui aussi être dans une forme de transe, mais très ouverte vers le sujet. Observant dans cet état, parfaitement, les moindres signes physiques que le sujet présente : respiration, micro-mouvements, déglutitions, rougeurs, et tous les signaux « non verbaux » qui font souvent la majorité de la communication. Dans cet état le patient et le thérapeute communiquent en profondeur, d’inconscient à inconscient.
La ratification consiste donc à observer ce qui se passe et à parfois, quand cela peut être utile, le dire :
« Et tu peux respirer profondément » (le thérapeute a vu que la personne a pris une respiration profonde.
« Et tu peux sourire de cette situation » (le patient sourit dans sa transe)
« Et le corps se manifeste » (le patient présente un ensemble de forts mouvements corporels)
« Et la main peut flotter librement » ( la main du patient présente une lévitation spontanée)
etc…
La ratification a donc pour effet :
de rassurer : en démontrant la parfaite présence du thérapeute, comme d’un véritable accompagnateur.
d’amplifier la transe : notamment lors des inductions (mise en transe) quand la partie consciente du sujet observe – comme à distance – des signaux ou phénomènes indicateurs de transe.
La ratification favorise la dissociation et le « lâcher-prise ».
d’utiliser sans nuire à la séance des événements imprévus qui pourraient nuire à la transe : bruits soudains de l’environnement par exemple « Et les bruits environnants que XXX peux parfois entendre permettent de continuer… »
A utiliser régulièrement au cours de la séance.




0 commentaires