LES PERSONNAGES DE L’HYPNOSE

Dès sa naissance en 1901, Milton H. Erickson est atteint de plusieurs handicaps : daltonien, dyslexique et insensible aux rythmes musicaux. Ses difficultés vont l’aider à monopoliser ses ressources personnelles. A 17 ans, il est atteint par une première attaque de poliomyélite qui le laisse dans une paralysie quasi-totale. Il n’a d’autres choix que de regarder ceux qui l’entourent et développe ainsi son sens de l’observation. En regardant sa sœur apprendre à marcher, et en se remémorant les mouvements qu’il pouvait réaliser avant la maladie, il découvre qu’il peut stimuler ses muscles par ce qu’il appellera ensuite l’auto-hypnose. Un an plus tard, il fait un périple de 2000km en canoë.

Médecin de formation et psychiatre, Milton Erickson découvre l’hypnose en suivant l’enseignement de Clark L. Hull. Mais très vite, il prend un chemin différent en développant une hypnose non autoritaire. Très loin du fameux « Dormez, je le veux » très directif, Milton H. Erickson utilise l’unicité de chaque individu pour donner des suggestions indirectes adaptées au client. Profitant des ressources importantes de l’inconscient du client, il en fait son allié pour provoquer le changement désiré consciemment par le client.

Après avoir exercé des responsabilités dans divers établissements cliniques et universitaires dans le Massachusetts et dans le Michigan, il s’établit avec sa famille à Phoenix en Arizona en 1948. Le « sage de Phoenix » pratique alors en privée. En 1952, il est atteint d’une deuxième attaque de poliomyélite ce qui n’empêche pas sa renommée de s’étendre. Parallèlement à sa pratique privée, M. H. Erickson réalise de nombreuses expériences d’hypnose notamment sur la mémoire avec Aldous Huxley (écrivain du « Meilleur des mondes ») et entretient des liens avec de nombreux médecins, thérapeutes et chercheurs dont Gregory Bateson de l’école de Palo Alto. En 1957, il crée l’American Society of Clinical Hypnosis et devient rédacteur en chef de l’American Journal of Clinical Hypnosis.

« The Wizard » (Magicien) comme l’appelaient ses élèves s’éteint en 1980. Milton H. Erickson a consacré sa vie au développement de nombreuses techniques de thérapie par l’hypnose orientée vers la solution. Il a fait évoluer l’hypnose thérapeutique vers une hypnose non autoritaire qui s’adapte à chaque individu et basée sur des suggestions indirectes souvent invisibles pour le conscient. L’efficacité de ses techniques a non seulement redonné à l’hypnose ses lettres de noblesses, mais l’a également propulsé au sommet des thérapies brèves.

Richard Wayne Bandler est américain, né le 24 févier 1950 dans le New Jersey. Il est le créateur, avec John Grinder, de la Programmation Neuro-Linguistique.

Il a contribué de manière significative à la discipline en apportant le concept des histoires imbriquées (nested-loops en anglais, ou « boucles nichées »), le travail sur les états, et sur les modalités.

Musicien amateur, il donne des cours au fils de Robert Spitzer, psychiatre américain. Ce dernier lui donne accès à des livres de psychologie, et l’introduit auprès de Virginia Satir, qui aura une grande influence sur son travail futur. Bandler obtient sa maîtrise en mars 1973 (Bachelor’s Degree) de l’Université de Californie, Santa Cruz, puis un master en Psychologie Théorique (Theoretical Psychology) du Lone Moutain College de San Francisco.

Travaillant à éditer un des livres du thérapeute Fritz Perls (The Gestalt Approach), il utilise sa capacité d’imitation pour guider des groupes d’étudiants pour des séances de Gestalt Therapy, où il y invite un professeur de linguistique, John Grinder, qui travaillait sur la grammaire transformationnelle de Noam Chomsky. C’est à cette période qu’ils rencontrent l’anthropologue britannique Gregory Bateson, qui donnait des cours dans la même faculté que Grinder, et habitait dans leur voisinage de Santa Cruz. C’est ce dernier qui leur conseille de s’intéresser à Milton Erickson.

De leurs études de Fritz Perls, Virginia Satir et Milton Erickson, ils publieront plusieurs livres avec la maison d’édition de Bandler (Meta Publications): Structure Of Magic I & II (1975 et 1976), qui établit le méta-modèle, basé sur le travail de Virginia Satir, Patterns of the Hypnotic Techniques of Milton H. Erickson, Volumes I & II (1975 et 1977), qui modélise les méthodes de Milton Erickson et Changing with Families (1976), co-écrit avec Virginia Satir.

Ces livres sont la base de ce qu’on appelle aujourd’hui la Programmation Neuro-Linguistique, avec la formation d’un groupe de travail, incluant notamment Robert Dilts ou Leslie Cameron.

Son travail d’écriture et de recherche continue avec Frogs Into Princes (1979), PNL Volume I (1980), Transeformations (1981), Recadrages (1982), Un cerveau pour changer (1985), An Insider’s Guide to Sub-Modalities (1988), The Adventures of Anybody (1993), Time For a Change (1993) et Persuasion Engineering(1996).


John Grinder, linguiste américain, né en 1940. Expert en communication, co-créateur de la programmation neuro-linguistique avec Richard Bandler, John Grinder oeuvre comme auteur, formateur international, consultant et conférencier. Il est co-directeur de Quantum Leap Inc, un cabinet de gestion fondé par son partenaire Carmen Bostic St. Clair en 1987.

Diplômé en psychologie de l’université de San Francisco au début des années 60, il servit comme capitaine dans les forces spéciales américaines en Europe durant la guerre froide et probablement dans les services de renseignement américains. De retour à l’université à la fin des années 60, John Grinder étudia la linguistique et obtint un doctorat de l’université de Californie à San Diego, en 1971. En 1976, Mouton publia sa thèse intitulée “On Deletion Phenomena in English”.

Au début des années 70, Grinder travailla au laboratoire George A. Miller de l’université Rockefeller. Son doctorat en poche, il devint assistant à temps plein pour les cours de linguistique de l’université de Santa Cruz en Californie (UCSC) et s’engagea un peu plus dans l’enseignement (premier cycle) mais surtout dans la recherche. Celles-ci portèrent sur la grammaire transformationnelle, la syntaxe et les “phénomènes de suppression”. Il publia plusieurs travaux de recherche avec Paul Postal, sur les structures syntaxiques relatives aux «antécédents manquants». Ensemble, ils participèrent aux débuts de la sémantique générative.

En 1972, alors qu’il était assistant à l’université de Santa Cruz, John Grinder fit la connaissance d’un étudiant en psychologie, Richard Bandler, lorsque celui-ci lui demanda de l’aide pour un travail portant sur la modélisation de la gestalt thérapie. Par la suite, forts de leurs compétences respectives, ils étudièrent le travail de plusieurs psychothérapeutes talentueux, tels Fritz Perls, Virginia Satir et Milton Erickson.
La méthodologie employée pour étudier puis reproduire les comportements de ces experts dans leur domaine, donna naissance à la programmation neuro-linguistique qu’ils commencèrent à enseigner de par le monde via des séminaires.

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